INSTRUMENTS

AAA-a4 d’après Streicher op. 6747, 1868

Pédales de prolongation et una corda
Options: acajou, vernis au tampon Français, couvercle incrusté et grave
(environ 242cm/140cm/46cm)

Johann Baptiste Streicher était le fils de Nanette Stein et Johann Andréas Streicher. Il appartenait à cette dynastie de facteurs de piano, célèbre depuis déjà cent ans en 1870, lorsque la firme Streicher offrit à Brahms un piano à queue (numéro de série 6713, realize en 1868), que celui-ci joua jusqu’à la fin de sa vie. Brahms décrit ainsi la relation qu’il avait avec son piano dans une lettre à Clara Schumann: «C’est tout autre chose d’écrire pour des instruments dont on a vaguement en tête les caractéristiques et le son, et que l’on peut se représenter seulement mentalement, que d’écrire pour un instrument que l’on connaît à fond comme je connais ce piano. Alors je sais exactement ce que j’écris et pourquoi je l’écris d’une façon ou d’une autre». Il lui conseilla également dans une autre lettre d’acheter un Streicher. Lorsque Clara Schumann, accompagnée de ses enfants, rendit visite à Brahms pour la dernière fois, en 1896, ils se rassemblèrent tous autour du piano et elle joua, déchiffrant son dernier Intermezzo, probablement le tout dernier, les larmes ruisselant sur ses joues.

Cet instrument très particulier possède un design très beau et accompli, fruit d’une dynastie de facteurs de piano unique en son genre. L’idée de reproduire le piano préféré de Brahms est née sous l’impulsion d’un Australien, l’éminent professeur Neal Peres da Costa, auteur de « Off the record: Performing Practices in Romantic Piano Playing » (Oxford Press). Le projet fut grandement favorisé par le fait que Paul McNulty possède deux pianos contemporains de ce Streicher, les modèles op. 6747 et 6932. Ils ont été une source inestimable de renseignements techniques et ont permis de respecter le moindre détail de facture et de raffinement esthétique.

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